accueil

vous qui passez poussez la porte, arrêtez vous un moment, je vous attends avec une tasse de café et nous bavarderons tout à loisirs sur nos passions. bonne visite
COPYRIGHT: DES DESSINS, PEINTURES, PHOTOS, VIDEOS ET ECRITS sur ce blog
je n'ai pas de newletter juste un lien sur le coté droit qui s'appelle "suivre mes articles par mail" mettre son adresse mail , au reçu d'un mail retour, un lien sera mis, il faut cliquer dessus pour que cet abonnement soit accepté.

RETOUR ACCUEIL

samedi 8 décembre 2018

sortie croquis aquarelle au parc Ajaccio à paris le 04 10 2018 près des Invalide Paris




sortie croquis aquarelle au parc Ajaccio à paris le 04 10 2018 près des Invalide Paris

 Crée par Alphand, comme le square Santiago-du-Chili tout proche, il est peuplé de grands arbres, des marronniers, des platanes d’Orient plus que centenaires, tulipier de Virginie à travers lesquels vous verrez se profiler le dôme des Invalides. Un magnolia déverse alentour ses essences parfumées à l’arrivée du printemps, aux pieds de massifs de fleurs, de buis, de fusains, de viornes, d’aucubas, de troènes et d’arbustes fleuris. Trois statues en bronze complètent le décor de ce jardin : « la Défense du foyer » par Boisseau (1887), un médaillon en bronze représentant « Hippolyte Taine » par Oscar Roty (1928) et une statue du « Général Gouraud » (1899).

peintrefiguratif(Raymonde 







 
 

dimanche 2 décembre 2018

Sortie 27 09 2018 croquis aquarelle square de l'église évangélique Luthérienne Saint Jean Denys Bulher



Sortie 27 09 2018 croquis aquarelle square de l'église évangélique Luthérienne Saint Jean Denys Bulher
découverte de ce jardin que je croyais tout petit, mais en faisant le tour de l'église d'autres jardins sont cachés au yeux des visiteurs de l'église.

vous découvrirez tout contre l’église (1911) ce jardin qui offre de généreux massifs de plantes de terre de bruyère.
Vous pourrez vous reposer quelques instants sous les frondaisons d’un magnifique séquoia, d’un bouleau, d’érables sycomores et d’un tilleul.























lundi 26 novembre 2018

Suite 3 Exposition Picasso au Musée D'ORSAY le 26 09 2018 Vers le rose

Suite 3 Exposition Picasso au Musée D'ORSAY le 26 09 2018


Vers le rose
Dès les premiers mois de l'année 1905, et dans la lignée des oeuvres exécutées dans les dernières semaines de 1904, la gamme de couleurs de Picasso s'élargit.
Ce passage, diffus, s'opère d'abord sans modification majeure du style des figures, dont le maniérisme et les déformations expressionnistes sont communes à la "période bleue".

L'artiste exécute alors de nombreuses toiles inspirées par Madeleine, avec laquelle il entretient une relation amoureuse.
Ces portraits permettent de suivre l'abandon progressif de la monochromie bleue au profit d'une palette de couleurs nuancée allant du rouge le plus vif du vêtement de la Femme à la corneille au blanc laiteux de la carnation de la Femme en chemise.

Au cours de l'été 1905, le voyage en Hollande éveille une attention nouvelle portée aux costumes traditionnels et aux paysages pittoresques. Les corps plantureux des femmes de Schoorl inspirent à Picasso un intérêt croissant pour les effets sculpturaux

le cycle des Saltimbanques s'étend de fin 1904 à fin 1905.
On y distingue deux thématiques principales : celle de la famille, mettant en scène la paternité d'Arlequin, et celle du cirque, associant au personnage de la commedia dell’arte, de graciles silhouettes d'acrobates, de bouffons ou de joueurs d'orgue.


Du rose à l'ocre
Au début de l’année 1906, la peinture d'Ingres, à laquelle le Salon d'Automne de 1905 a consacré une rétrospective, inspire à Picasso une grande composition bientôt abandonnée, L'Abreuvoir, dont le Meneur de cheval nu est directement issu.
Un classicisme naissant imprègne alors la production de l'artiste, tandis que la "période rose" vire à l'ocre.

Ces tendances se confirment avec le séjour qu'il effectue à Gósol entre mai et août 1906. Il s'opère alors une rencontre singulière entre son oeuvre et le paysage grandiose de ce village isolé des Pyrénées catalanes.
Au contact de la sculpture romane, et de l'art ibérique – découvert l'hiver précédent dans une exposition au Louvre -, Picasso y amorce un retour aux sources, qui accentue encore son intérêt pour l'oeuvre de Gauguin.

Au fil des semaines, on voit surgir, en sculpture comme en peinture, de rudes simplifications de la forme et de l'espace qui préfigurent et engagent les révolutions plastiques à venir. Par leur autorité intellectuelle et leur soutien financier, Leo et Gertrude Stein favorisent et accompagnent cette évolution en marche.

Le grand tournant
A Gósol, Picasso s'engage dans une nouvelle veine qui doit autant à l'influence de l'Antiquité méditerranéenne qu'au souvenir encore tenace de la peinture d'Ingres.
Là-bas, dans la solitude de cet été partagé avec sa compagne Fernande, il entreprend une première critique de l'évasion sensuelle du Bain Turc (1862) en déclinant une série d'oeuvres autour du thème de la coiffure.

De retour à Paris à l'automne, l'artiste se recentre sur une analyse presque exclusive du corps féminin auquel il consacre de nombreuses oeuvres caractérisées par l'abandon des procédés illusionnistes au profit d'un nouveau langage expressif : construction par articulation de formes essentielles, limitation de la palette chromatique à des couleurs ocre.

L'émergence progressive de ce vocabulaire inédit constitue une première mise en application de la leçon de géométrisation des volumes de Cézanne.














jeudi 22 novembre 2018

Suite Exposition Picasso au Musée D'ORSAY le 26 09 2018 VERS LE BLEU




 
 Suite Exposition Picasso au Musée D'ORSAY le 26 09 2018



Vers le bleu
Après le succès de l'exposition Vollard, l'automne 1901 marque pour le jeune peintre une période de retour sur soi et une réorientation de son art. Parallèlement au cycle de toiles directement liées à la mort de Casagemas, il signe un ensemble d'oeuvres poignantes marquées notamment par l'apparition de la figure d'Arlequin.

Picasso décline son Arlequin accoudé, pensif à sa table de bistrot, dans un ensemble de toiles aux formats et aux thèmes comparables. Leur iconographie emprunte à la fois aux scènes de café parisiens d'Edgar Degas ou d'Edouard Manet, et au monde des saltimbanques qui envahit bientôt son univers pictural.

Mais c'est à Henri de Toulouse-Lautrec, dont il vient d'apprendre la mort, que Picasso emprunte surtout l'audace des compositions en arabesques. Les cernes sombres et les aplats de couleur confèrent à ses toiles une "impression de vitrail" soulignée par le critique d'art Félicien Fagus en 1902.

De la tristesse et de la douleur"
A l'automne 1901, Pablo Picasso se rend à la prison pour femmes de Saint-Lazare à Paris. Les détenues sont pour la plupart des prostituées, dont certaines sont recluses avec leur enfant. Les femmes atteintes de maladies vénériennes sont coiffées d'un bonnet comme signe distinctif. Ces visites sont le point de départ d'une série de toiles autour du thème de la maternité durant les derniers mois de l'année.

De retour à Barcelone fin janvier 1902, l'artiste continue à peindre des figures féminines qui constituent autant d'images de la solitude et du malheur. La "période bleue" éclot, caractérisée par l'usage dominant de cette couleur, les thèmes sentimentaux et la recherche d'une expressivité dans la forme.
Les corps féminins, raides et solennels, pèsent sous le poids de courbes. Les maternités sont idéalisées et stylisées. Le bonnet des femmes de Saint-Lazare est transformé en capuchon tandis que leurs vêtements deviennent de longues tuniques empruntées aux peintures du Greco.

"Les bleus de l’abîme"
Si le terme de "période bleue" évoque immédiatement la peinture, l'art de Picasso est loin de se limiter à ce médium.
Tableaux, sculptures, dessins et gravures procèdent des mêmes recherches plastiques, d'une même quête d'expression de la douleur.

Parmi l'importante production graphique de 1902-1903, ces feuilles, à la plume ou au crayon, présentent des hommes et femmes aux corps souffrants, amaigris, et montrent la maîtrise d'une grande variété de techniques. Ils révèlent la virtuosité d'un Picasso dessinateur.
Les toiles offrent quant à elles de multiples variations de bleus. Pour Picasso, "c'était une nécessité intérieure de peindre ainsi", mais il a aussi sans doute aussi été influencé par son habitude de travailler la nuit à la lampe à pétrole.

En parallèle des représentations tragiques de miséreux dont les membres sont déformés comme dans les tableaux du Greco, Picasso portraiture ses amis barcelonais, portant sur eux un regard tour à tour bienveillant et sarcastique.
Picasso érotique
D'une vivacité remarquable, à la limite de la caricature, les nombreux dessins érotiques que Picasso réalise à Paris et Barcelone entre 1901 et 1903 constituent un contrepoint saisissant aux toiles graves et mélancoliques des misérables de la période bleue.
Ils prolongent l'exploration du monde interlope des bordels évoqué parallèlement en peinture par les figures des prostituées de la prison Saint-Lazare ou par le portrait de La Célestine inspiré par Carlota Valdivia, tenancière d'une maison close de Barcelone.

Longtemps restées confidentielles, ces oeuvres, pour beaucoup rapidement esquissées au dos de cartes de visite de l'entreprise de son compagnon Sebastia Juñer Vidal, introduisent l'une des premières constantes de l'oeuvre de Picasso : l'intrication permanente de l'amour et de la mort.

La Vie
Exécutée au printemps 1903, La Vie constitue l'aboutissement des recherches plastiques de Picasso depuis le début de la "période bleue". Elle recouvre Derniers Moments, l'oeuvre qui avait été présentée à l'Exposition universelle de 1900.
Les nombreuses esquisses et l'étude radiographique du tableau montrent l'évolution de la composition et des personnages. Si l'homme sur la gauche est d'abord un autoportrait, il prend finalement les traits de Carles Casagemas, l'ami de Picasso qui s'est suicidé en février 1901 par dépit amoureux. L'artiste a aussi envisagé de placer un chevalet et une figure ailée au centre.

La toile finale a fait l'objet de multiples interprétations. Elle est souvent perçue comme une allégorie du cycle de la vie, de l'enfance – incarnée par la grossesse de la femme – à la mort – symbolisée par la figure accroupie à l'arrière-plan, rappelant les préoccupations métaphysiques de certains artistes comme Paul Gauguin.